Air extérieur

Pollution à New Delhi : ce que les particules fines font aux bronches des enfants

Pollution à New Delhi : pourquoi les particules fines touchent davantage les enfants et quels gestes retenir, selon l'OMS et France Diplomatie.

Publié le Par l'association jOOy5 min de lecture

La pollution à New Delhi a de nouveau dépassé très largement les repères de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en ce début novembre, et de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur le 1er novembre, selon l'AFP. Les particules fines, ou PM2,5, sont des poussières de moins de 2,5 micromètres, assez petites pour descendre profondément dans les poumons et passer dans le sang.

Cette actualité lointaine rappelle une réalité simple pour les familles : les enfants sont plus sensibles à l'air pollué que les adultes. Voici ce qui se passe dans les bronches, pourquoi les plus jeunes sont davantage exposés, et ce que recommande France Diplomatie aux familles qui vivent ou voyagent dans des zones très polluées.

L'essentiel en bref

Pollution à New Delhi : que se passe-t-il en ce moment ?

Selon une dépêche de l'AFP publiée le 2 novembre, le taux de PM2,5 relevé le dimanche 1er novembre atteignait 201 µg/m³, un niveau que des pluies intermittentes ont probablement contribué à faire baisser. L'agence précise que les pics d'hiver dépassent souvent 300 µg/m³, soit environ 20 fois la recommandation journalière de l'OMS.

Les autorités ont doublé les tarifs de stationnement, demandé le télétravail dans les bureaux publics et privés, interdit l'entrée dans la capitale des véhicules non conformes aux normes d'émission et stoppé les chantiers extérieurs générant de la poussière. Selon le ministère indien de l'Environnement, cité par l'AFP, les véhicules pèsent pour 23 % de cette pollution, le brûlage de biomasse pour 20 % et l'industrie pour environ 9 %.

13 foisle repère journalier de l'OMS : le niveau de PM2,5 relevé à New Delhi le 1er novembre, selon l'AFP

Ce que les particules fines font aux bronches

L'OMS explique que les PM2,5 peuvent pénétrer profondément dans les poumons et rejoindre la circulation sanguine. Elles agissent surtout sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire. La pollution de l'air contribue aussi aux infections des voies respiratoires basses.

Au quotidien, France Diplomatie liste les signes qui peuvent apparaître après une exposition : toux, irritation des yeux, essoufflement, sifflements ou palpitations. Si ces symptômes surviennent, la fiche conseille de consulter un médecin. Devant une difficulté importante à respirer, en France, le bon réflexe reste d'appeler le 15.

Pourquoi les enfants sont plus exposés

Dans un communiqué de 2018, l'OMS donne trois raisons : les enfants respirent plus vite que les adultes et absorbent donc davantage de polluants, ils vivent plus près du sol, où certains polluants se concentrent, et leur cerveau et leur corps sont encore en développement. L'organisation ajoute que la pollution de l'air altère la fonction pulmonaire des enfants, même à de faibles niveaux d'exposition.

Ces constats ne sont pas réservés aux grandes villes d'Asie. Le même communiqué estimait que 52 % des enfants de moins de 5 ans dans les pays à revenu élevé étaient exposés à des niveaux de PM2,5 supérieurs aux repères de l'OMS de l'époque, repères abaissés depuis en 2021.

Voyage ou séjour en zone très polluée : les gestes officiels

La fiche pollution de l'air de France Diplomatie, mise à jour le 13 octobre 2026, s'adresse à toutes les familles qui partent dans une grande ville d'Asie, d'Amérique latine ou d'Afrique. Elle invite à vérifier le niveau de pollution saisonnier de la destination, un indice de qualité de l'air au-dessus de 100 signalant déjà un air de mauvaise qualité.

Masques : ce qu'il faut savoir

La fiche est nuancée. Les masques chirurgicaux ne protègent pas contre la pollution de l'air. Les masques FFP2 ou N95 n'offrent qu'une protection partielle, contre les particules mais pas contre les gaz, et ne sont pas recommandés pour le grand public. Pour un enfant, la décision se prend avec le médecin qui le suit.

Le traitement habituel d'un enfant asthmatique ne se modifie jamais seul : c'est aussi au médecin de préparer le voyage, avec une ordonnance et un plan en cas de gêne respiratoire. Pour les familles qui restent en France, ces repères aident aussi à mieux comprendre les bulletins de qualité de l'air.

Questions fréquentes

Quel est le seuil de PM2,5 recommandé par l'OMS ?

Les lignes directrices de l'OMS publiées en 2021 fixent des repères de 5 µg/m³ en moyenne annuelle et de 15 µg/m³ sur 24 heures pour les PM2,5. La valeur sur 24 heures peut être dépassée 3 à 4 jours par an.

Pourquoi la pollution de l'air est-elle plus dangereuse pour les enfants ?

Selon l'OMS, les enfants respirent plus vite que les adultes et absorbent ainsi davantage de polluants. Ils vivent aussi plus près du sol, où certains polluants se concentrent, et leur organisme est encore en développement.

Un masque protège-t-il un enfant de la pollution de l'air en voyage ?

France Diplomatie indique que les masques chirurgicaux ne protègent pas contre la pollution de l'air. Les FFP2 ou N95 protègent partiellement des particules, pas des gaz, et ne sont pas recommandés pour le grand public. Pour un enfant, il convient d'en parler au médecin avant le départ.

Cet article a une visée d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Pour toute question sur votre situation ou celle de votre enfant, parlez-en à votre médecin.

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Sources