La bronchiolite est une infection virale des bronchioles, les plus petites bronches, qui touche surtout les enfants de moins de 2 ans. Elle est due le plus souvent au virus respiratoire syncytial (VRS), mais d'autres virus peuvent la provoquer, comme les rhinovirus, ces virus du rhume très fréquents à l'automne.
Dans son bulletin du 21 octobre 2026, Santé publique France observe une augmentation du recours aux soins pour bronchiolite, alors que les indicateurs liés au VRS restent à leur niveau de base. L'agence signale le maintien d'une circulation de rhinovirus et d'entérovirus, susceptibles d'induire des bronchiolites. Pour les parents, c'est le bon moment pour revoir les gestes qui protègent et les signes qui doivent faire consulter.
L'essentiel en bref
- Santé publique France note, au 21 octobre 2026, une hausse du recours aux soins pour bronchiolite et une circulation de rhinovirus et d'entérovirus.
- Avant 2 ans, 70 % des bronchiolites sont dues au VRS selon Santé.fr : les autres virus, comme les rhinovirus, comptent aussi.
- Les gestes barrières protègent contre tous ces virus : lavage des mains, masque si un proche est enrhumé, aération, nettoyage des jouets.
- Pauses respiratoires, lèvres bleues, refus total de boire ou grande gêne respiratoire : appeler le 15.
Bronchiolite et rhinovirus : ce que dit le bulletin du 21 octobre
Chaque semaine, Santé publique France publie un point sur les infections respiratoires aiguës. Le bulletin du 21 octobre 2026 décrit une situation encore calme pour la grippe, dont les indicateurs restent à leur niveau de base avec des détections sporadiques, et pour le Covid-19, dont les indicateurs sont stables ou en diminution.
Pour la bronchiolite, l'agence relève une augmentation du recours aux soins, alors que les indicateurs du VRS ne sont pas encore sortis de leur niveau de base. Elle note le maintien d'une circulation de rhinovirus et d'entérovirus, des virus susceptibles d'induire des bronchiolites. Autrement dit, l'épidémie de VRS n'a pas commencé, mais des bébés toussent et sifflent déjà. Il est possible de consulter les bulletins de Santé publique France sur les infections respiratoires.
Une maladie fréquente, le plus souvent bénigne
Selon Santé.fr, un nourrisson sur trois fait une bronchiolite chaque année. Dans 89 % des cas, la maladie reste bénigne. Elle peut toutefois conduire à une hospitalisation chez 2 à 3 % des enfants de moins d'un an, et elle représente environ 100 000 passages aux urgences par an.
L'Assurance maladie décrit une évolution typique : la maladie commence souvent par un rhume avec une légère fièvre, puis une toux sèche apparaît, suivie d'une gêne respiratoire avec une respiration rapide et sifflante. Le bébé peut avoir du mal à boire et à dormir. La guérison survient en général en 8 à 10 jours, et une toux peut persister une quinzaine de jours. Les deux premiers jours demandent une surveillance attentive.
VRS, rhinovirus : pourquoi les gestes barrières restent essentiels
Avant 2 ans, 70 % des bronchiolites sont dues au VRS, rappelle Santé.fr. Contre ce virus, deux protections existent : le nirsevimab (Beyfortus), un anticorps injecté au bébé, et le vaccin Abrysvo, proposé à la mère entre 32 et 36 semaines de grossesse. Dans les deux cas, la protection dure au moins six mois et les hospitalisations baissent d'environ 80 %. Ces protections visent le VRS : les rhinovirus, qui circulent en ce moment, n'en relèvent pas.
Les gestes du quotidien protègent en revanche contre tous les virus respiratoires. Santé.fr recommande notamment :
- porter un masque en présence du bébé quand un proche est enrhumé ;
- se laver les mains avant de s'occuper de lui, ou utiliser une solution hydroalcoolique ;
- éviter les contacts trop proches et les lieux très fréquentés avec un nourrisson ;
- nettoyer régulièrement biberons, sucettes, doudous et jouets ;
- aérer le logement plusieurs fois par jour et ne pas fumer à la maison.
Quand consulter pour une bronchiolite
Santé.fr conseille de consulter rapidement un médecin si le bébé a moins de 3 mois ou est fragile, s'il semble abattu, s'il boit moins de la moitié de ses biberons habituels pendant plus de 24 heures, s'il respire vite (plus de 60 respirations par minute), si son thorax se creuse ou si la fièvre est élevée ou mal tolérée.
Il faut appeler le 15 en cas de pauses respiratoires, de battements des ailes du nez, de grande gêne respiratoire, de lèvres bleues, de malaise ou de somnolence inhabituelle, ou de refus total de boire. Pour reconnaître les symptômes, il est utile de lire la fiche bronchiolite de Santé.fr.
Bébés fragiles des bronches : rester vigilant
L'Assurance maladie identifie les nourrissons plus exposés à une forme sévère : bébés de moins de 2 mois, nés prématurément, atteints d'une maladie pulmonaire ou cardiaque, ou d'un déficit immunitaire. Pour eux, toute gêne respiratoire mérite un avis médical sans attendre. Le pédiatre ou le médecin traitant reste l'interlocuteur de référence pour chaque situation personnelle.
jOOy accompagne les familles d'enfants atteints de maladies respiratoires et relaie chaque semaine les informations des autorités de santé, pour traverser l'hiver avec des repères fiables.
Questions fréquentes
Le rhinovirus peut-il donner une bronchiolite ?
Oui. Le VRS reste la première cause de bronchiolite, avec 70 % des cas avant 2 ans selon Santé.fr, mais d'autres virus peuvent la provoquer. Dans son bulletin du 21 octobre 2026, Santé publique France signale une circulation de rhinovirus et d'entérovirus susceptibles d'induire des bronchiolites.
Le Beyfortus protège-t-il contre toutes les bronchiolites ?
Non. Le nirsevimab (Beyfortus) et le vaccin maternel Abrysvo protègent contre le VRS, principale cause de bronchiolite, pendant au moins six mois, avec une baisse d'environ 80 % des hospitalisations selon Santé.fr. Contre les autres virus, comme les rhinovirus, les gestes barrières restent la principale protection.
Quand appeler le 15 pour une bronchiolite ?
Selon Santé.fr, il faut appeler le 15 en cas de pauses respiratoires, de battements des ailes du nez, de grande gêne respiratoire, de lèvres bleues, de malaise, de somnolence ou de refus total des biberons ou des tétées, ainsi que pour un bébé de moins de 6 semaines ou très prématuré qui présente des symptômes.
Cet article a une visée d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Pour toute question sur votre situation ou celle de votre enfant, parlez-en à votre médecin.
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À lire aussi
Sources
- Infections respiratoires aiguës (grippe, bronchiolite, Covid-19), bulletin du 21 octobre 2026, Santé publique France
- Bronchiolite du bébé : symptômes et traitement (mise à jour juillet 2026), Santé.fr
- Reconnaître la bronchiolite (juillet 2026), Assurance maladie (ameli.fr)