Air extérieur

Pollution de l'air : près de 30 000 cas d'asthme de l'enfant pourraient être évités

Selon Santé publique France, respecter les seuils de l'OMS pour les particules fines éviterait près de 30 000 nouveaux cas d'asthme chez les 0 à 17 ans.

Publié le Par l'association jOOy4 min de lecture

La pollution de l'air ne se résume pas aux pics que relaient les bulletins météo. C'est l'exposition de long terme, jour après jour, qui pèse le plus sur la santé, et les enfants y sont particulièrement sensibles : leurs poumons se développent encore et ils respirent plus vite que les adultes.

En janvier 2025, Santé publique France a publié une évaluation inédite de la part des maladies chroniques attribuable à la pollution de l'air ambiant en France métropolitaine. Ses conclusions éclairent directement la mission de jOOy.

L'essentiel en bref

Ce que montre l'étude de Santé publique France

L'étude porte sur la période 2016 à 2019 et sur deux polluants majeurs : les particules fines (PM2,5), émises notamment par le chauffage, le trafic routier, l'industrie et l'agriculture, et le dioxyde d'azote (NO2), très lié au trafic.

Huit maladies ont été analysées, dont l'asthme de l'enfant et de l'adulte, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), le cancer du poumon et les infections respiratoires basses. Pour les enfants, le résultat est net : 12 à 20 % des nouveaux cas de maladies respiratoires chaque année sont attribuables à l'exposition prolongée à la pollution d'origine humaine, soit de 7 000 à près de 40 000 cas selon les polluants et les hypothèses retenues.

30 000nouveaux cas d'asthme chez les 0 à 17 ans évitables si les seuils de l'OMS pour les particules fines étaient respectés

Des cas d'asthme qui pourraient être évités

L'enseignement le plus encourageant concerne la prévention. Si les concentrations de particules fines respectaient partout la valeur guide recommandée par l'Organisation mondiale de la santé, près de 30 000 nouveaux cas d'asthme chez les enfants de 0 à 17 ans pourraient être évités, selon les estimations de Santé publique France.

Derrière ce chiffre, il y a des nuits plus calmes, des absences scolaires en moins, des parents moins inquiets et des enfants qui peuvent courir, jouer et faire du sport librement. C'est exactement ce que défend jOOy depuis sa création : le droit de chaque enfant à respirer un air sain.

Un coût collectif considérable

L'étude chiffre aussi le poids économique de ces maladies. Les effets des particules fines représenteraient 12,9 milliards d'euros par an, soit près de 200 euros par habitant, et ceux du dioxyde d'azote 3,8 milliards d'euros. Atteindre les valeurs guides de l'OMS réduirait fortement cette facture.

Ces travaux complètent une évaluation de 2021, qui estimait à 40 000 par an le nombre de décès attribuables aux particules fines en France. La qualité de l'air est donc à la fois un enjeu de santé de l'enfant, de santé publique et de dépenses collectives.

Ce que les familles peuvent faire au quotidien

La réponse principale relève des politiques publiques : transports, chauffage, urbanisme, industrie. Les familles disposent néanmoins de leviers concrets pour limiter l'exposition des enfants, en particulier lorsqu'un enfant est asthmatique.

L'engagement de jOOy

jOOy porte ces chiffres dans le débat public à travers son Manifeste A.I.R. : Accompagner, Informer, Rassembler. L'association agit pour que la qualité de l'air soit reconnue comme une priorité de santé de l'enfant, et accompagne les familles concernées au quotidien.

Avec Respi.info, son application gratuite, jOOy propose une météo respiratoire personnelle qui combine qualité de l'air, pollens et conditions météo pour aider chacun à mieux organiser sa journée.

Questions fréquentes

Pourquoi les enfants sont-ils plus sensibles à la pollution de l'air ?

Leurs poumons sont encore en développement, ils respirent plus vite que les adultes et passent souvent plus de temps à jouer dehors. À exposition égale, ils inhalent donc proportionnellement davantage de polluants.

Quels polluants sont les plus en cause ?

L'étude de Santé publique France porte sur les particules fines (PM2,5) et le dioxyde d'azote (NO2). Les particules fines proviennent notamment du chauffage, en particulier au bois, du trafic routier, de l'industrie et de l'agriculture ; le dioxyde d'azote est surtout lié au trafic.

Combien de décès sont attribués à la pollution de l'air en France ?

Une évaluation de Santé publique France publiée en 2021 estimait à environ 40 000 par an le nombre de décès attribuables aux particules fines en France.

Cet article a une visée d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Pour toute question sur votre situation ou celle de votre enfant, parlez-en à votre médecin.

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Sources