Brûler ses déchets verts (feuilles mortes, branches, tontes, tailles de haies) est interdit chez soi, à l'air libre comme dans un incinérateur de jardin, que les déchets soient secs ou humides. Cette règle, rappelée par le site officiel Service-Public, protège la qualité de l'air que respirent les familles et le voisinage.
À l'automne, avec la chute des feuilles et les travaux de jardin, la tentation d'un petit feu revient. Pourtant, cette combustion libère des particules fines et d'autres polluants irritants pour les voies respiratoires, en particulier celles des enfants, des personnes asthmatiques et de toutes celles qui vivent avec une maladie respiratoire.
L'essentiel en bref
- Brûler ses déchets verts chez soi est interdit, à l'air libre ou en incinérateur de jardin.
- L'amende peut atteindre 750 €.
- Brûler 50 kg de végétaux émet autant de particules fines que 34 000 à 37 000 km en voiture récente.
- Compost, paillage et déchetterie sont les alternatives recommandées.
Brûler ses déchets verts : ce que dit la règle
Le principe est simple : il est interdit de brûler des déchets verts chez soi. L'interdiction vaut pour le brûlage à l'air libre et pour l'incinérateur de jardin. Le non-respect de cette règle expose à une amende pouvant aller jusqu'à 750 €, qui peut aussi viser la personne qui met à disposition ou vend un incinérateur pour éliminer ces déchets.
Des exceptions existent, mais elles sont encadrées. Une commune sans déchetterie ni collecte sélective des déchets verts peut prévoir des dérogations, et le préfet peut exceptionnellement en accorder une à titre individuel, par exemple pour éradiquer une maladie des végétaux ou éliminer des espèces envahissantes. Pour vérifier la situation exacte, il est possible de consulter la fiche officielle sur le brûlage des déchets verts puis de se renseigner auprès de sa mairie.
Particules fines : un impact sous-estimé sur la qualité de l'air
La combustion des végétaux, surtout humides, dégage des substances toxiques pour l'homme et l'environnement. Une brochure de la DREAL Hauts-de-France, appuyée sur des données de l'ADEME, cite notamment les particules fines, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les composés organiques volatils (COV), les oxydes d'azote, le monoxyde de carbone et les dioxines.
Le chiffre le plus parlant : brûler 50 kg de végétaux émet autant de particules fines PM2,5 que parcourir 34 000 à 37 000 km avec une voiture particulière récente, essence ou diesel. Soit plus de quatre fois la distance entre Paris et Pékin à vol d'oiseau, pour un simple tas de feuilles.
Pourquoi c'est important pour le souffle des familles
Les particules fines pénètrent profondément dans les voies respiratoires. Selon la même brochure, qui s'appuie sur des données de Santé publique France, la pollution par les particules fines serait responsable d'environ 40 000 décès prématurés par an en France.
La fumée d'un feu de jardin touche d'abord les personnes les plus proches : la famille, les enfants qui jouent dehors, les voisins. Pour un enfant asthmatique ou une personne sous oxygène, quelques heures de fumée suffisent à rendre l'air pénible à respirer. En cas de nuisance, les services d'hygiène de la mairie peuvent être alertés.
Les alternatives au brûlage, simples et utiles au jardin
Les déchets verts sont biodégradables : ils peuvent devenir une ressource plutôt qu'une source de pollution. Les autorités recommandent trois solutions :
- le compostage : feuilles, tontes et déchets de cuisine se transforment en compost pour le jardin ou les jardinières ;
- le paillage : des déchets broyés posés au pied des plantes nourrissent et protègent le sol, limitent les mauvaises herbes et retiennent l'humidité ;
- la déchetterie ou la collecte sélective, selon les règles de la commune : les végétaux y sont valorisés, et certaines déchetteries redistribuent du compost.
Un geste concret pour l'air que nous respirons
Chez jOOy, le droit de respirer un air sain se joue aussi dans ces gestes du quotidien. Renoncer au feu de jardin ne coûte presque rien et profite à tout le quartier, à commencer par les enfants et les personnes atteintes de maladies respiratoires.
Cet automne, un tas de feuilles mortes peut devenir un paillage pour l'hiver ou un compost pour le printemps. Pour toute gêne respiratoire persistante, le médecin traitant reste l'interlocuteur de référence ; en cas de difficulté respiratoire grave, appeler le 15.
Questions fréquentes
Est-il permis de brûler des feuilles mortes dans son jardin ?
Non. Brûler des déchets verts chez soi est interdit, à l'air libre comme dans un incinérateur de jardin, que les déchets soient secs ou humides. Des dérogations limitées existent selon la commune ou sur décision du préfet.
Quelle est l'amende pour avoir brûlé ses déchets verts ?
Le brûlage de déchets verts est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 750 €. Elle peut aussi concerner la personne qui met à disposition ou vend un incinérateur pour éliminer ces déchets.
Que faire de ses déchets verts au lieu de les brûler ?
Les déchets verts peuvent être compostés, utilisés en paillage au pied des plantes, ou déposés en déchetterie ou en collecte sélective selon les règles de la commune.
Cet article a une visée d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Pour toute question sur votre situation ou celle de votre enfant, parlez-en à votre médecin.
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À lire aussi
Sources
- Peut-on brûler des déchets verts (végétaux) dans son jardin ?, Service-Public.gouv.fr
- Brûlage des déchets verts : une pratique interdite, dangereuse et très polluante, DREAL Hauts-de-France (données ADEME)