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Congé de proche aidant : comment se libérer du temps pour accompagner un proche malade du souffle

Congé de proche aidant : qui peut en bénéficier, pour combien de temps, avec quelle allocation et comment le demander. Le point avec Service-Public.gouv.fr.

Publié le Par l'association jOOy5 min de lecture

Le congé de proche aidant permet à un salarié de suspendre ou de réduire son activité professionnelle pour accompagner un proche en situation de handicap ou en perte d'autonomie. Selon Service-Public.gouv.fr, tout salarié peut en bénéficier, et ce congé peut être indemnisé par l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), versée par la Caf ou la MSA.

Accompagner un conjoint ou un parent qui vit avec une insuffisance respiratoire chronique, une BPCO évoluée ou une maladie pulmonaire rare demande souvent du temps : rendez-vous médicaux, hospitalisations, retour à domicile, organisation du quotidien. Voici les repères officiels pour faire valoir ce droit sereinement.

L'essentiel en bref

Qui peut demander un congé de proche aidant ?

D'après la fiche officielle de Service-Public.gouv.fr, vérifiée le 15 juin 2026, le congé est ouvert à tout salarié qui aide notamment son conjoint, concubin ou partenaire de pacs, un ascendant, un descendant, un enfant à charge ou un collatéral jusqu'au 4e degré. Une personne âgée ou handicapée avec qui le salarié réside ou entretient des liens étroits et stables, et qu'il aide régulièrement à titre non professionnel, est aussi concernée.

Le site officiel Pour les personnes âgées précise que la personne aidée doit remplir l'une de ces conditions : bénéficier de l'APA avec un GIR de 1 à 4, avoir un taux d'incapacité d'au moins 80 %, ou être invalide ou titulaire d'une rente accident du travail avec majoration pour tierce personne. Ce site indique que le congé concerne aussi les agents publics, les indépendants et les demandeurs d'emploi indemnisés.

1 andurée maximale du congé de proche aidant sur toute la carrière, selon Service-Public.gouv.fr

Durée, préavis et souplesse du congé

La durée du congé est fixée par accord de branche ou d'entreprise. À défaut, elle est de 3 mois, renouvelable sans dépasser 1 an sur l'ensemble de la carrière. Un nouveau congé reste possible pour aider une autre personne.

Pour les maladies respiratoires, dont l'évolution peut connaître des aggravations brutales, ces règles comptent particulièrement :

L'allocation journalière du proche aidant (AJPA)

L'employeur ne rémunère pas ce congé, sauf disposition conventionnelle. L'AJPA prend le relais : selon Service-Public.gouv.fr, elle s'élève à 66,64 euros par jour ou 33,32 euros par demi-journée en 2026, dans la limite de 66 jours par personne aidée et de 22 jours par mois.

La demande se fait auprès de la Caf, ou de la MSA pour le régime agricole. Il est possible de demander l'allocation journalière du proche aidant en ligne. La Caf rappelle que le salarié doit d'abord obtenir le congé auprès de son employeur, puis déclarer chaque mois les journées consacrées à son proche.

Retour au travail et autres soutiens

À la fin du congé, le salarié retrouve son poste ou un poste similaire, avec une rémunération au moins équivalente. Il a droit à un entretien professionnel avec son employeur, avant ou après le congé. Le congé peut aussi prendre fin plus tôt, par exemple en cas d'entrée du proche en établissement ou de recours à un service d'aide à domicile.

D'autres aides existent, rappelées par le site Pour les personnes âgées : le don de jours de repos entre collègues, l'aide au répit dans le cadre de l'APA, l'assurance vieillesse des aidants pour continuer à valider des trimestres de retraite. Pour un enfant malade, ce sont l'AJPP et le congé de présence parentale qui s'appliquent.

Les démarches en pratique

Le plus simple consiste à vérifier d'abord la convention collective, qui peut prévoir des règles plus favorables, puis à écrire à l'employeur. Service-Public.gouv.fr met à disposition un modèle de lettre pour demander un congé de proche aidant. Toutes les conditions sont détaillées sur la fiche officielle du congé de proche aidant.

Prendre soin de soi fait partie de l'aide apportée : un aidant reposé accompagne mieux. Pour toute question sur l'état de santé du proche, le médecin traitant et l'équipe soignante restent les interlocuteurs de référence.

Questions fréquentes

Quelle est la durée du congé de proche aidant ?

À défaut d'accord collectif, le congé de proche aidant dure 3 mois. Il peut être renouvelé, sans dépasser un an sur l'ensemble de la carrière du salarié. Un accord de branche ou d'entreprise peut prévoir une durée différente.

Le congé de proche aidant est-il rémunéré ?

L'employeur ne rémunère pas le congé, sauf disposition conventionnelle. Le salarié peut percevoir l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), versée par la Caf ou la MSA : 66,64 euros par jour ou 33,32 euros par demi-journée en 2026, dans la limite de 66 jours par personne aidée.

Comment demander un congé de proche aidant à son employeur ?

Le salarié informe son employeur au moins un mois avant le début du congé, sauf urgence liée à une dégradation soudaine de l'état de santé du proche. Service-Public.gouv.fr propose un modèle de lettre. La demande d'AJPA se fait ensuite auprès de la Caf ou de la MSA.

Cet article a une visée d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Pour toute question sur votre situation ou celle de votre enfant, parlez-en à votre médecin.

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Sources