L'allergie aux acariens est une réaction du système immunitaire à de minuscules animaux invisibles à l'œil nu, cousins des araignées, qui vivent dans la poussière de la maison et surtout dans la literie. Selon l'Inserm, les acariens sont la première cause de rhinite allergique en France, tous âges confondus, devant les pollens et les chats.
L'automne est une période propice : les fenêtres restent fermées, le chauffage redémarre et l'humidité s'installe. Pour un enfant asthmatique, ce n'est pas un détail : selon l'Assurance maladie, 80 % des asthmes de l'enfant de plus de 6 ans sont d'origine allergique. Voici comment repérer les signes et agir au quotidien.
L'essentiel en bref
- Les acariens prolifèrent dans les environnements chauds (20 à 25 °C), humides et poussiéreux, en particulier la literie.
- Selon l'Assurance maladie, 80 % des asthmes de l'enfant de plus de 6 ans sont d'origine allergique.
- Seul l'allergologue peut confirmer une allergie, grâce à un bilan allergologique.
- Aérer 10 minutes deux fois par jour et laver la literie à 60 °C font partie des gestes recommandés.
Allergie aux acariens : de quoi s'agit-il ?
Il existe plusieurs milliers d'espèces d'acariens. Ceux de la poussière de maison se nourrissent de peaux mortes et de squames et apprécient les températures de 20 à 25 °C, l'humidité et la poussière, rappelle Santé.fr. Matelas, oreillers, couettes, tapis et peluches sont leurs lieux de vie favoris.
Selon l'Inserm, la rhinite allergique concerne plus de 25 % de la population en France et sa fréquence a été multipliée par quatre en trente ans. Les acariens y occupent la première place, alors qu'ils sont presque absents en Scandinavie, où le climat est froid et sec.
Les signes qui doivent alerter chez l'enfant
Les symptômes sont ceux de la rhinite allergique : éternuements, nez qui coule ou bouché, yeux qui piquent. Certaines personnes développent de l'eczéma. Les acariens peuvent aussi déclencher des crises d'asthme, avec sifflements à l'expiration, oppression dans la poitrine et toux.
Santé.fr souligne un signe caractéristique : des symptômes plus marqués au réveil, après une nuit passée au contact de la literie. Ces signes justifient d'en parler au médecin, sans chercher à poser soi-même un diagnostic.
Asthme allergique : le rôle du médecin et de l'allergologue
L'Assurance maladie rappelle que des sensibilisations précoces et multiples sont associées à l'apparition, à la persistance et à la sévérité de l'asthme chez l'enfant. Seul l'allergologue peut confirmer une allergie, en reliant la sensibilisation de l'enfant à ses symptômes.
Le bilan allergologique repose sur des tests cutanés, parfois complétés par une prise de sang. Lorsque l'allergène est identifié, une désensibilisation peut être proposée par le médecin. Celui-ci peut aussi établir avec l'enfant et ses parents un plan d'action écrit et personnalisé en cas de crise. Le traitement de fond éventuel relève toujours de l'avis médical.
Les gestes validés pour limiter les acariens
Les recommandations publiées par Santé.fr, validées par le Haut Conseil de la santé publique et Santé publique France, misent sur des gestes simples :
- aérer au moins 10 minutes, deux fois par jour, fenêtres grandes ouvertes ;
- chauffer entre 19 et 21 °C les pièces occupées la journée et à 17 °C la nuit ou dans les pièces peu utilisées ;
- limiter l'humidité : ne pas sécher le linge dans la chambre, aérer après la cuisine et la douche ;
- éviter moquettes et tapis, surtout dans les chambres ;
- laver oreillers, couettes et housses à 60 °C, laisser le lit ouvert pour aérer la literie ;
- laver régulièrement rideaux, coussins, plaids et peluches, dépoussiérer avec une microfibre humide et passer un aspirateur équipé d'un filtre HEPA, matelas compris.
Agir sans se culpabiliser
Impossible de supprimer totalement les acariens d'un logement, et ce n'est pas l'objectif. Réduire leur nombre là où l'enfant passe le plus de temps, à commencer par sa chambre, suffit souvent à améliorer le confort. L'Inserm conseille notamment de retirer moquettes, tapis et peluches de la chambre, d'aérer chaque jour et d'aspirer souvent.
Pour aller plus loin, il est possible de consulter les conseils officiels pour limiter les acariens sur Santé.fr. En cas de gêne respiratoire importante ou de crise d'asthme qui ne cède pas, appeler le 15.
Questions fréquentes
Comment savoir si mon enfant est allergique aux acariens ?
Les signes évocateurs sont ceux d'une rhinite allergique (éternuements, nez qui coule ou bouché, yeux qui piquent), parfois de l'eczéma ou de l'asthme, souvent plus marqués au réveil. Seul un allergologue peut confirmer l'allergie, grâce à un bilan comprenant des tests cutanés et parfois une prise de sang.
Les acariens peuvent-ils provoquer de l'asthme chez l'enfant ?
Oui. Les acariens peuvent déclencher des crises d'asthme, avec sifflements, oppression thoracique et toux. Selon l'Assurance maladie, 80 % des asthmes de l'enfant de plus de 6 ans sont d'origine allergique, et les acariens font partie des allergènes en cause.
Comment réduire les acariens dans la chambre d'un enfant ?
Aérer au moins 10 minutes deux fois par jour, ne pas surchauffer, limiter l'humidité, éviter tapis et moquettes, laver la literie à 60 °C, laver régulièrement les peluches et passer un aspirateur à filtre HEPA, y compris sur le matelas.
Cet article a une visée d'information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Pour toute question sur votre situation ou celle de votre enfant, parlez-en à votre médecin.
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À lire aussi
Sources
- Comment limiter la présence d'acariens dans son logement ?, Santé.fr (RecoSanté)
- Asthme en cas d'allergie chez l'enfant et l'adolescent, Assurance maladie (ameli.fr)
- Rhinite allergique, Inserm